R2-D2

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Star wars

 

Parfois un modeste article de la presse économique vaut plus que des tonnes d’études savantes des professeurs d’université.

Un exemple parmi d’autres :

Ce lundi Les Echos nous ont appris, dans un petit article refoulé en page 20, que la France est à la traîne dans un secteur sans doute capital :  la robotique. Apparemment les robots font peur à l’industrie française! Certes, peu à peu, nous commençons à nous habituer à ces drôles d’animaux mais nous sommes encore très loin de l’adhésion qu’ils suscitent chez la plupart de nos concurrents.

Qu’est-ce qui permet d’affirmer cela ?

Des chiffres :    

                     avec 132 robots pour 10.000 ouvriers nous n’occupons que le 18 eme rang mondial ; loin derrière la Corée qui en a 631( soit 4 fois plus), ou l’Allemagne qui sans surprise est loin devant nous avec 309, et même l’Italie qui nous dame le pion avec 185 robots.

Surtout ne prenons pas ces chiffres à la légère car dans les faits ils constituent une sorte de baromètre de notre puissance industrielle et de notre adaptabilité.

En effet, (dans le monde tel qu’il est déjà et va chaque jour davantage évoluer) comment espérer maintenir notre rang de grande puissance si l’on se réfugie derrière un mur d’habitudes, de timidité et de crainte ?

Devant la forte exigence de modernité, beaucoup d’entre nous objecterons que les robots tuent l’emploi et donc, indirectement, qu’ils sont un poison violent pour notre système social.

Ce rappel de la logique, ce « bon sens » n’est qu’un leurre.

Pourquoi ?

Depuis des dizaines d’années, nous essayons de  résister au dynamisme économique des pays qui, comme la Chine, profitent du faible coût de leur main d’oeuvre.` Face à cette concurrence ravageuse, le combat sera perdu si nous ne faisons pas plus largement appel aux robots.

Leur présence est absolument indispensable à notre compétitivité.

Que les entreprises françaises continuent à ce train de sénateur et ce ne seront pas une minorité d’emplois qui disparaîtront mais des pans entiers de notre industrie, avec les centaines de milliers d’emplois qui vont avec.

En réalité nous nous refusons de voir les tristes pépins de  la réalité.

Nous nous réfugions dans notre bulle.

Nous pensons que notre supposé savoir-faire nous met à l’abri de cette déchéance.

Il n’en est rien, hélas !

Notre compétence, parait-il exceptionnelle, s’étiole de plus en plus. Dans certains domaines les  chiffres de Pole Emploi en témoignent chaque trimestre . Parfois nous cumulons coût de l’emploi et insuffisance de formation.

La réalité est cruelle !

Pour éviter le tsunami qui nous menace, il faut rompre avec nos habitudes, innover sans cesse. Adopter ce monde étrange, qu’il y a peu encore, nous considérions comme de la science-fiction. Il abaissera nos coûts et augmentera nos compétences.

Nous n’avons plus le choix.

Il est temps que dans la guerre qu’elles livrent, les entreprises intègrent de nouveaux R 2-D2 et C-3 PO, les héros de Star Wars.

Courage! L’issue de la bataille n’est pas désespérée. Il paraît, selon les derniers chiffres publiés que nous progressons ! Nour revenons de loin     !