Trump

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cnn.com

Un an déjà que Donal Trump a été élu Président des États-Unis. et qu’à notre grand étonnement, une très solide minorité lui demeure fidèle.

 Par contre, en Europe, et tout particulièrement en France, une large majorité se demande chaque jour comment un tel « zigoto » peut encore occuper le Bureau ovale.
 Pire, les errements de Trump génèrent une grande crainte pour la paix ; et suscitent l’idée qu’une procédure de destitution doit être entamée au plus vite.
Comment expliquer cette erreur de casting ?
Les raisons sont nombreuses et parmi celles-ci, il faut d’abord compter sur l’effet repoussoir d’Hilary Clinton.
Mais il ne faut pas non plus ignorer la volonté toujours présente de se replier à l’écart des conflits extérieurs et de s’accrocher au slogan « l’Amérique d’abord ». La mondialisation O K, mais avec des E.U protégés
À cela s’ajoute, pour de nombreux analystes, la campagne d’intoxication de certaines officines russes et l’inculture de plus en plus grande de la société américaine.
Au fil des mois, il semble bien en effet que les géants du Net (Facebook et Google), aient été manipulés. Ils ont été les agents porteurs de l’ intoxication mise en place par les Russes pour favoriser Trump. Cette intox a été telle que les messages politiques se sont comptés par centaines de millions et qu’ils ont représenté jusqu’à 20% du trafic total de Twitter. Ce chiffre hallucinant donne un bon exemple du bouleversement qui est en train de secouer notre planète.
Cette toute-puissance des réseaux sociaux, qui auraient été utilisés par Poutine, est d’autant plus forte que les contrepoids traditionnels sont en train de disparaître. Cet effondrement c’est à la fois celui des « vieux médias » mais aussi celui d’une certaine culture classique.
En effet aujourd’hui aux États-Unis, comme en Europe, le temps de la toute-puissance de la presse écrite en matière d’information est révolu. Un tweet fait souvent plus parler qu’une analyse du journal Le Monde ou du Washington Post.
 Cette domination du Web apparaît de plus en plus irréversible à un point tel que pour des raisons de logique économique la presse américaine en est venue à considérer que son vrai client n’est pas le lecteur lui-même, mais le publicitaire. Lequel, jusqu’à nouvel ordre n’est pas un citoyen responsable mais un agent économique sans état d’âme.
 En face, les réseaux sociaux, exonérés des contraintes économiques, dominent de plus en plus largement et à coût très faible; et cela sans se soumettre le moins du monde aux règles déontologiques élémentaires. Dans ces conditions l’info est trop souvent, au mieux une bêtise au pire une manipulation.
Leur emprise est d’autant plus forte que le public «  receveur » de l’information est en quelque sorte sans défense. Il gobe tout, parce que peu à peu la culture « classique » s’efface. C’est particulièrement vrai aux Etats-Unis où, par d’exemple 75% de la population est incapable de nommer les trois pouvoirs : Exécutif, Législatif et Judiciaire. Pire, selon une même étude, 32 % des citoyens ne savent même pas citer l’un des trois pouvoirs.
Ces mêmes Américains devraient de toute urgence se rappeler la pensée de Thomas Jefferson, leur troisième Président. Pour ce dernier, une Nation ignorante et libre, ça n’existe pas et n’existera jamais !
L’essentiel était donc prêt pour que le très vulgaire magnat de l’immobilier soit porté au pouvoir, qu’il y reste, et envoie des tweets à longueur de journée ! Ces gesticulations font parfois rire ; tout particulièrement les nouveaux maîtres du monde : Poutine et Xi Jinping